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MASSACRE DES DÉPLACÉS DE GUERRE HEMA À GALI, TERRITOIRE DE DJUGU (ITURI), DU 13 MARS 2026

En date du 13 mars 2026, le village de Gali, situé dans la chefferie de Bahema Badjere, territoire de Djugu, en province de l’Ituri, a été le théâtre d’attaques d’une violence exceptionnelle visant des populations civiles déplacées internes. Cette localité abritait plusieurs sites des déplacés composés majoritairement des membres de la Communauté Hema, déjà vulnérables en raison des conflits armés persistants dans la région.

 Selon les informations recueillies auprès des survivants, des témoins oculaires et des sources locales, ces attaques ont été perpétrées par des éléments armés identifiés comme appartenant à la milice CODECO (Coopérative pour le Développement du Congo), groupe armé actif dans la région de l’Ituri et connu pour ses atrocités, crimes graves, massacres et exactions répétées contre les populations civiles.

Les assaillants, lourdement armés, ont fait usage d’armes à feu ainsi que d’armes blanches et d’objets contondants, notamment des machettes, des couteaux et des pilons. L’attaque semble avoir été planifiée et exécutée de manière coordonnée, avec pour objectif manifeste de semer la terreur au sein de la population civile ciblée.

Les victimes étaient exclusivement des personnes civiles ne participant pas aux hostilités, parmi lesquelles figuraient :

  • Des enfants, y compris en bas âge ;
  • Des femmes, dont plusieurs enceintes ;
  •  Des hommes adultes non armés ;
  • Des personnes âgées et autres individus particulièrement vulnérables. 

Les témoignages recueillis décrivent des actes d’une cruauté extrême et d’une gravité hors du commun. Il est notamment fait état :

  • D’exécutions sommaires des civils ;
  • De mutilations graves des victimes ;
  • De violences sexuelles et basées sur le genre ;
  • De traitements inhumains et dégradants ;
  • Des cas particulièrement choquants des femmes enceintes éventrées.

ITURI (RDC): Des Jeunes de la Tribut Hema manifestant contre les massacres dont ils leur tribut est victime

Ces actes, par leur nature et leur ampleur, traduisent une volonté manifeste de porter atteinte à l’intégrité physique et psychologique des populations ciblées et pourraient s’inscrire dans une logique de persécution fondée sur l’appartenance ethnique.

Par ailleurs, plusieurs sources indiquent que ces violences se sont déroulées en l’absence d’une intervention effective des forces de sécurité étatiques, notamment la Police Nationale Congolaise (PNC) et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), pourtant investies de la mission de protection des populations civiles. Cette absence d’intervention, qu’elle résulte d’un manque de capacité, d’une défaillance opérationnelle ou d’une négligence, soulève des sérieuses préoccupations quant au respect par l’État Congolais de ses obligations nationales et internationales en matière de protection des Droits Humains.

Enfin, ces événements s’inscrivent dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé dans le territoire de Djugu et plus largement dans la province de l’Ituri, marqué par des cycles récurrents des violences intercommunautaires, des attaques des groupes armés et des déplacements massifs des populations civiles. Cette situation contribue à aggraver la vulnérabilité des communautés affectées et à créer un climat d’insécurité chronique. 

MASSACRE DES DÉPLACÉS DE GUERRE HEMA À GALI, TERRITOIRE DE DJUGU (ITURI), DU 13 MARS 2026
Administrator 2 mai 2026
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